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Le projet moving things a d'abord été pensé comme un display activé quotidiennement par quatre à huit performeurs, en interaction avec les visiteurs. Les mesures liées à la situation sanitaire une dizaine de jours après le vernissage ont conduit les artistes à lui donner une nouvelle forme. Une performance en duo, réalisée à huis clos sur une journée, sous forme de vignettes filmées par la vidéaste Cécile Friedmann, est à la fois l'épilogue du premier temps de l'exposition, et le point de départ du second. Dans cette configuration, ce n'est plus la relation avec le public qui induit l'action, mais celle des deux performeurs entre eux et avec les éléments du display. Totalement improvisés, ces haïkus performés interrogent non seulement les corps, les voix, l'usage des artefacts, mais aussi les notions de couple, de double, de symétrie et d'asymétrie… Ces vignettes sont documentées sur le présent site (16.11). Dans sa nouvelle forme, l'exposition donne à voir les traces de cette performance, comme une sorte d'arrêt sur image. En l'absence des corps des performeurs, l'espace peut aussi être appréhendé comme une installation dotée de sa propre qualité d'existence.


The moving things project was first conceived as a display activated daily by four to eight performers, in interaction with visitors.The measures related to the health situation ten days after the opening led the artists to give it a new form. A duo performance, carried out behind closed doors over a day, in the form of vignettes filmed by videographer Cécile Friedmann, is both the epilogue of the first part of the exhibition, and the starting point of the second. In this configuration, it is no longer the relationship with the public that induces the action, but that of the two performers between themselves and with the elements of the display. Completely improvised, these performed haikus question not only bodies, voices, the use of artefacts, but also the notions of couple, double, symmetry and asymmetry… These thumbnails are documented on this site (16.11). In its new form, the exhibition shows the traces of this performance, like a sort of freeze frame. In the absence of the performers' bodies, the space can also be understood as an installation endowed with its own quality of existence.